Ainsi en va-t-il du financement de l’éducation thérapeutique. Quelle que soit la bonne volonté des parlementaires, c’est la campagne budgétaire pour 2010 qui permettra de faire la différence. Restera-t-on avec le même volume financier que les années précédentes (66 millions d’euros) ou allons-nous vers une orientation à la hausse des financements pour traduire la volonté politique affichée dans HPST ?

Les craintes de retour en arrière portent aussi sur le contenu des programmes d’éducation thérapeutique. Nous attendions un cahier des charges qui a d’ailleurs été mis en circulation par les pouvoirs publics. Mais la Haute autorité de santé (HAS) vient d’annoncer, à l’occasion d’une réunion du comité de suivi du « plan qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques », qu’elle préparait elle aussi, de son côté, un cahier des charges par pathologie.

Qui a passé commande à la HAS ? Agit-elle seule ? Veut-elle produire ces cahiers sans concertation ?

Rien de ce qui nous concerne ne peut se faire sans nous. Nous voulons la transparence sur les décisions à venir des pouvoirs publics quant aux programmes d’éducation thérapeutique et d’accompagnement des patients.

Plus que jamais nous attendons la mise en place d’une commission nationale de l’éducation thérapeutique et des programmes d’accompagnement des patients qui soit le lieu de la concertation sur la politique publique en la matière, pour permettre la prise de décision en toute transparence, tant sur les aspects budgétaires que sur les méthodes.

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