Communiqué de presse du CISS du 18 février 2009
Les députés, membres du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche ont déposé un amendement (n° 1528, article additionnel après l’article 25) dans le cadre de la loi HPST, destiné à garantir le niveau de décontamination maximal des sondes dites endocavitaires entre des examens réalisés sur deux patients successifs.
Le CISS et LIEN, associations de santé, avaient depuis janvier 2008 alerté les autorités sur les risques infectieux liés à la remise en cause des procédures standards de décontamination des sondes d’échographies notamment vaginales et rectales et n’ont pas été entendus malgré plusieurs rencontres. A l’inverse de nos autorités, les autorités américaines (CDC Atlanta) n’ont pas hésité à imposer à leurs professionnels de santé fin 2008 un niveau de désinfection maximum. La France, malgré une étude réalisée à l’AP-HP et communiquée en 2008, démontrant les risques réels de contamination des sondes entre deux patients, n’hésite pas, à proposer une alternative de niveau inférieur, n’offrant pas aux patients les meilleures garanties de sécurité infectieuse, droit inaliénable. C’est pourquoi, les associations de défense des droits des usagers, le CISS et Le LIEN, approuvent cet amendement et demandent à l’ensemble des députés de chaque groupe parlementaire de le voter, sans autre considération que celle de la santé publique et de l’intérêt général des patients. N’attendons pas qu’un nouveau scandale sanitaire nous rappelle cette fois que « tout le monde savait ». Contacts presse : CISS : Marc Paris – Tél. : 01 40 56 94 42 – 06 18 13 66 95 Le Lien : Claude Rambaud – Présidente / Rodolphe Halama – Directeur / Tél. : 06 75 86 10 12